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Lifestyle

Le syndrome de l’intestin irritable: ma maladie

Hello!

Je vous retrouve en ce début de semaine avec un billet complètement imprévu pour vous parler de ce dont je souffre depuis plusieurs années et qui me bouffe la vie. Je ne savais pas si je finirai par vous en dire plus mais samedi soir il y a eu la crise de trop et j’ai eu l’envie de me confier à vous…

Je vous le dis tout de suite, si vous êtes hypocondriaque ou que vous n’aimez pas tout ce qui est un peu « médical », vous pouvez zapper cet article, je ne vous en voudrai absolument pas!

Pour les autres, je m’excuse par avance pour le caractère un peu brouillon mais, comme à mon habitude pour les articles « humeur », je vous parle comme si je parlais avec une copine. C’est impromptu et spontané donc, pardon.

Parfois je ne suis pas présente sur les réseaux et il m’est arrivé de vous dire que je n’avais pas pu être là à cause de mes problèmes de santé. J’ai souvent reçu à la suite de ça de nombreuses questions du genre « Qu’est-ce que tu as? » « Pourquoi est-ce que tu n’en dis pas plus? »…

Je n’ai jamais voulu trop en dire par pudeur peut être, parce qu’une blogueuse « doit toujours aller bien », mais aussi parce que je ressens une certaine honte par rapport à cette maladie ou plutôt ce syndrome parce que ce n’est pas considéré comme une véritable maladie par les médecins.

Je souffre du syndrome de l’intestin irritable depuis assez longtemps maintenant mais les troubles ont vraiment évolué depuis quatre ans maintenant.

Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, pour résumer brièvement, c’est une pathologie entraînant un trouble digestif qui se caractérise le plus souvent par une accélération ou un ralentissement du transit intestinal qui va causer des douleurs et compagnie… Je ne vais pas vous faire un dessin… Je vous avez bien compris ce qui pouvait se passer ensuite!

Je vous mets le lien d’un article très bien fait avec toutes les explications si vous voulez en connaitre d’avantage (lien ici).

Pour ma part, ce syndrome se manifeste par de violentes douleurs au ventre suivies de « fortes accélérations de mon transit intestinal »… Je vous avais prévenu, pas de glamour aujourd’hui… mais la réalité…

Vous pouvez imaginer que quand on ne sait pas exactement ce qu’on a, les premières fois où ces troubles se manifestent, on peut vite prendre peur!

Personnellement, aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu des problèmes intestinaux. Petite, les fortes doses d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires que je prenais pour mes problèmes pulmonaires me détruisaient littéralement la flore intestinale et en grandissant, ça n’a jamais été la joie de ce côté là!

Mon médecin m’a toujours dit que mes problèmes étaient exclusivement liés au stress, qu’il fallait que je me domine et il a fallu batailler pour mettre un mot sur ce syndrome…

Je me souviens que ma plus grosse période de crise a été il y a quatre ans, je venais d’emménager dans un nouvel appartement. ça a duré une semaine complète. Tous les jours j’étais malade… Et pourtant pas plus stressée que d’habitude.

Je ne comprenais pas et j’avais vraiment peur d’avoir une maladie grave… Jusqu’à ce qu’un autre médecin qui a vraiment pris le temps de m’écouter mette un nom sur ce dont je souffrais.

Le syndrome de l’intestin irritable.

Je me suis alors beaucoup documentée en lisant tout ce que je trouvais à ce sujet dans les livres (Le Charme Discret de l’Intestin que je vous ai mis en photo au dessus est un des meilleurs sur le sujet) et sur internet.

Tout concordait. Les symptômes, les autres troubles liés comme la fatigue, l’anxiété ou la dépression…

J’ai eu un grand soulagement mais il a fallu se rendre aussi à l’évidence: il n’y a pas de réel traitement pour ce syndrome.

On peut tenter des choses mais il n’y a malheureusement pas de pilule magique à avaler pour se sentir mieux.

Parce que bien entendu il y a les douleurs et leurs suites mais il y a aussi les douleurs plus psychologiques.

Imaginez avoir cette épée de Damocles en permanence au dessus de votre tête… Vais-je me sentir mal? Et si ça se produit, comment vais-je faire?

Les troubles peuvent survenir à n’importe quel moment, n’importe où…

Ce qui entraîne dans beaucoup de cas et le mien plus précisément des conséquences de stress et d’anxiété très importants.

Je ne suis jamais réellement sereine hors de chez moi et j’ai mis en place tout un tas « d’astuces » pour me rassurer le plus possible.

Par exemple, je ne vais pas dans un endroit où je ne peux pas aller aux toilettes facilement, quand je me déplace sur de longs trajets, je privilégie l’autoroute où je sais que je peux trouver des aires munies de toilettes, j’évite au maximum les sorties en tous genre, je redoute les balades en forêt que j’aimais tant…. Et je pourrai vous en dire encore et encore…

Vous allez me prendre pour une folle mais j’ai l’impression de penser en permanence à la présence ou non de toilettes… C’est tellement absurde!

Et pourtant c’est ma réalité.

Et bien entendu, le mental est tellement bien fait que, même si mes intestins me laissent potentiellement tranquille, si je suis dans un endroit qui me cause du stress, je vais me provoquer les troubles.

Vous voyez le cercle vicieux?

L’année dernière, j’ai décidé de prendre les choses en mains en tentant de modifier mon alimentation et j’avoue que j’y ai vu un grand mieux.

J’ai réduit le gluten et le lactose et privilégié certaines fibres ou fruits et légumes.

J’ai noté pendant plusieurs semaines ce que je mangeais et comment je me sentais. J’ai pu de cette manière identifier ce qui ne convenait pas à mon cher intestin.

En faisant attention à mon alimentation, les troubles ont considérablement diminué mais malheureusement, si un stress survient, tout capote et c’est reparti pour de nouvelles crises…

Et le pire dans tout ça, c’est que des fois, je n’ai pas l’impression d’être plus stressés que ça, mais c’est dans mon fort intérieur que tout se joue, et ça, je n’arrive pas encore à le maîtriser…

Pour m’aider quand je sais que je vais avoir à voyager ou à sortir tout simplement, je prends des comprimés de plantes qui m’aident à me détendre et par la même occasion à détendre mon intestin (le deuxième cerveau!).

Grace à eux, j’arrive à surmonter la plupart des situations comme le tournage des Reines du Shopping qui a été très difficile pour moi, je vous l’assure, ou comme ça a été le cas hier, pour aller voir un spectacle.

J’aimerais tellement trouver une solution pour aller mieux et reprendre ma vie d’avant.

J’espère qu’un jour j’aurai une rémission, ce qui peut arriver dans certains cas, ou qu’un traitement soit trouvé.

Pour terminer cet article un peu trop long et personnel peut être, je voulais vous mettre un court extrait de l’article dont je vous ai mis le lien plus haut reprenant les mots du Docteur Jacques Allard:

Le syndrome de l’intestin irritable est un problème très fréquent. Les malaises (maux de ventre, constipation, diarrhée) sont causés par un mauvais fonctionnement et une hypersensibilité du côlon. Si vous souffrez de ces malaises, ils sont d’origine fonctionnelle et ne sont pas secondaires à une lésion organique. L’investiguation médicale sera donc négative et tous les tests seront normaux.

Vos malaises sont cependant bien réels et peuvent être fort incommodants. Je vous conseille d’abord de porter attention à votre alimentation, y rechercher ce qui pourrait causer vos problèmes et modifier vos habitudes de consommation. Voyez aussi si l’anxiété et le stress pourraient aggraver vos symptômes. Si c’est le cas, obtenez l’aide d’un psychologue et/ou d’un groupe de soutien.

Enfin, sachez que ce syndrome n’est pas dangereux, qu’il n’entraîne pas d’autres maladies, que les malaises ressentis sont fluctuants et peuvent laisser des périodes de répit.

Comme ce syndrome touche la plupart du temps des femmes, je me suis dit qu’il serait peut être utile que je vous en parle et que je vous donne mon ressenti.

Si mon billet peut aider ne serait-ce qu’une personne, j’en serai ravie.

ça a été très dur de vous écrire ces lignes parce que, comme je vous l’ai dit, pour moi, ce syndrome est vraiment synonyme de honte et de gêne, ce qui parfois me pousse à me priver de certaines choses et m’éloigne de ma vie sociale et de mes amis…

Mais comme m’a dit une de mes plus proches amies, « si tu n’en parles pas, comment les autres pourraient-ils te comprendre? »… Et c’est vrai, elle n’a pas tort.

Je suis comme ça, avec mon syndrome et mon intestin pas cool, mais je n’ai plus envie de m’empêcher de vivre pour autant!

C’est sur cette petite note positive que je vais conclure ce billet.

Merci d’avoir pris le temps de me lire.

A très vite pour un nouveau post plus léger,

XXX

By Vanessa, 23 octobre 2017
  • 16
16 Comments
  • Laura
    23 octobre 2017

    Salut Vanessa,

    Je suis super touchée de ton article. Il y a quelque temps je me suis vu en chercher des articles comme celui-ci sans en trouver. Je n’avais que les articles médicaux

    Je vais te raconter mon histoire et ma solution, qui malheureusement n’est pas vraiment top. Mais ma permis de retrouver ma vie d’avant.
    Le fait est que pendant presque 2 ans, j’ai vécu comme toi. Après mon arrivée dans mon appartement et l’annonce de la maladie de Mob père, ainsi que la fac.. j’ai commencé à être gêné avec Mon ventre. Ma digestion n’était jamais le même combat, j’avais mal et par dessus tout, les bruits. Mon ventre faisait de petit bruits disgracieux que moi j’entendais.. puis finissais par appréhender. Ce cercle vicieux qui ne font du stress et conséquente qu’une boucle infinie.

    J’ai passer des exams et en demandais toujours plus, je finissais par craqué. Ne plus sortir, ne plus avoir confiance en soi etc. On te passe des antispasmodique pour le ventre mais ça ne soulagé pas. Au bout de 2 ans, j’ai fini par craqué. Je suis allée voir mon médecin traitant, et ai fini par craqué, lui explique que je n’en pouvais plus, que je me courais de la vie. Il m’a prescrit un anxiolitique.. Je n’étais pas pour au début. Mais j’ai retrouver ma vie.. et ce même en arrêtant le traitement petit à petit (sevrage oblige)

    Courage.

    • Vanessa
      27 octobre 2017

      Je sais qu’avec les anxiolytiques les symptômes s’améliorent.
      Pour le moment avec mes comprimés aux plantes, ça ne fonctionne pas trop mal alors je vais essayer de continuer comme ça.
      Bon courage à toi aussi!

  • Sabrina
    23 octobre 2017

    Cc je connais très bien cette maladie et j’ai réussi à me soigner en prenant des probiotiques …probiolog fort uniquement eux bon courage 😉

    • Vanessa
      27 octobre 2017

      Merci pour ton conseil, il faut vraiment que je me penche attentivement sur le cas des probiotiques.

  • vanessa pesades
    23 octobre 2017

    Hello. Tu as bien fait d’écrire cet article! Ni trop long ni trop intime, je préfère les blogs où les auteurs partagent des expériences de vie pour ma part. Je souffre aussi de ce syndrôme, chez moi c’est surtout le stress qui le provoque et l’agrave, mais comme tu le dis si bien, des fois on ne se rend même pas compte qu’on est stressé… Pour l’anecdote, j’ai supprimé les produits laitiers et, depuis peu le gluten, je sens aussi une différence. Bon courage!

    • Vanessa
      27 octobre 2017

      Les produits laitiers ça a été pour moi le plus bénéfique… et puis réussir à gérer son stress, ce que je n’arrive pas du tout à faire!
      Courage à toi aussi!

  • Eloïse MBM
    23 octobre 2017

    Bonsoir Vanessa, merci pour ton témoignage. Il y a environ deux ans, j’ai les mêmes symptômes que les tiens qui sont apparus. Mon gastro ne m’a pas parlé de colon irritable mais de colopathie. Mais de ce que tu décris, j’imagine que c’est un synonyme. Pareil, j’anticipe chaque sortie, voyage. La moindre petite anxiété se transforme en crise douloureuse. J’ai commencé à voir un psy qui me donne des techniques de respiration et autre, pour tenter de mieux gérer le stress, mais pour être franche, à ce jour je ne vois pas vraiment de mieux…
    Plein de courage en tout cas et si tu veux échanger sur le sujet en privé, tu as mon mail et je crois qu’on se suit sur snap 😉 Bises

    • Vanessa
      27 octobre 2017

      Effectivement, c’est un synonyme.
      Courage à toi et je serai ravie qu’on discute de tout ça et d’autres choses aussi en off!

  • Paillette
    23 octobre 2017

    Coucou,
    Mince ! Je ne savais pas que tu souffrais de ce sale maladie ! Elle est terrible et tellement vicieuse ! Une connaissance la aussi et elle vit un enfer au quotidien…
    J’espère qu’un jour, tu auras un traitement qui te convienne. Je t’envoie plein de courage et un tas de bisous pailletés.
    Prends soin de toi.

  • Caroline
    24 octobre 2017

    Merci pour ce texte. J’ai exactement la même chose que toi. Fini les sorties sans toilettes et le pire c’est que comme tu le dis très bien, plus je vais stresser d’être malade à un moment ou je ne dois PAS l’être plus je le suis.

    Je suis suivi par une Naturopathe, ça m’a beaucoup aidé, les probiotiques tous les matins aussi et des compléments en vitamines et minéraux pour la fatigue et le stress. Et bien sur un gros changement d’alimentation.

    J’ai également subi l’ablation de la vésicule biliaire, ce qui n’arrange pas mon cas, ni « l’accélération du transit ».

    Courage en tout cas. Et merci de ton témoignage.

    • Vanessa
      27 octobre 2017

      Je vais essayer moi aussi de trouver un bon naturopathe. Je suis sure que les probiotiques peuvent vraiment nous aider.
      Bon courage à toi!

  • Le Blog de Sienna Lou
    24 octobre 2017

    Quel article touchant! Je comprends mieux et c’est très bien de partager cela!Je peux imaginer cette souffrance car ce n’est effectivement pas évident ! Je te souhaite du courage.et j’espère que petit à petit tu arriveras à canaliser et dompter ce fichu syndrome! Gros gros bisous

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