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Maternité

Césarienne programmée: mon accouchement

Si vous avez suivi ma grossesse via mes billets trimestriels (premier, deuxième et troisième trimestre) ou sur Instagram, vous devez savoir que, suite à l’opération de mon fibrome en 2018, mon gynécologue a souhaité recourir à une césarienne programmée afin que mon accouchement se déroule dans les meilleures conditions.

En effet, la précédente cicatrice laissée par le fibrome sur mon utérus dans sa partie la plus fragile risquait d’entraîner une de rupture utérine qui aurait pu s’avérer très dangereuse que ce soit pour le bébé ou pour moi (hémorragie…).

Depuis cette intervention je savais qu’il y avait peu de chance que je puisse mettre mon enfant au monde par voie basse mais, sincèrement, ce bébé était déjà tellement miraculeux et inattendu pour moi que je ne voulais prendre aucun risque… Alors césarienne ou non, cet accouchement serait tout de même le plus beau pour moi.

Pourquoi une césarienne programmée?

Comme je vous l’ai dit en introduction, la césarienne programmée a été choisie dans mon cas par « sécurité » du fait de mon utérus cicatriciel fragilisé.

Il existe de nombreuses raisons qui vont pousser les médecins à recourir de la sorte comme un placenta praevia (le placenta est mal positionné et obstrue le col de l’utérus), un bébé se présentant par le siège, un diabète gestationnel trop important, un bébé trop gros par rapport au bassin de la future maman…

Dans mon cas, le Professeur qui m’avait opérée m’avait déjà prévenue que mon accouchement se déroulerait très certainement ainsi et je m’y étais préparée psychologiquement.

Quand mon gynéco me l’a annoncé de manière ferme et définitive, j’ai même été un peu soulagée car je savais que je serai bien prise en charge et que les risques seraient minimisés (même si la césarienne est une opération assez lourde bien que courante – 1 accouchement sur 5 – et que le risque zéro n’existe pas…).

Cependant, il arrive que des femmes culpabilisent de ne pas pouvoir accoucher « normalement » et ont le sentiment de passer à côté de la naissance de leur enfant.

Personnellement, je n’ai pas ressenti cela du tout. L’essentiel était de donner la vie à mon bébé dans les meilleures conditions et c’est sur cette idée que je me suis focalisée pour me préparer à la plus belle rencontre de ma vie.

Je me suis posée beaucoup de questions quant à cette césarienne programmée et même si j’ai été très bien renseignée par mon sage-femme, mon gynéco et que j’ai regardé à peu près toutes les vidéos sur le sujet sur youtube et lu tous les articles disponibles en ligne (y compris les plus effrayants!), je me suis dit que j’allais vous raconter mon histoire dans cet article pour vous aider si vous êtes dans le même cas que moi.

Le déroulement de la césarienne programmée

césarienne programmée

Ma préparation

Comme son nom l’indique une césarienne programmée est… programmée d’avance, ce qui diffère énormément de la césarienne pratiquée en urgence.

L’infirmière qui s’est occupée de moi au bloc opératoire m’a dit que pour une césarienne en urgence, le bébé devait sortir dans les trois minutes maximum alors que dans mon cas, l’intervention a duré environ 45 minutes, dans le calme… Et même la bonne humeur! Je vous laisse imaginer la différence d’ambiance avec une intervention réalisée en urgence vitale!

Mon gynécologue a donc déterminé la date de mon accouchement deux semaines avant mon terme pour maximiser les chances que le travail ne commence pas avant (ce qui aurait entraîné une césarienne en urgence).

Lors de notre rendez-vous, il m’a demandé si je souhaitais une date en particulier dans ma 39ème semaine aménorrhée. Je lui ai dit que non et que je le laissais choisir pour moi, histoire de laisser une part de hasard comme pour un accouchement « naturel ».

C’est donc lui qui a déterminé le 19 Août comme date de naissance de mon fils!

A partir de là, tout s’est accéléré dans ma tête et j’ai commencé à compter les jours jusqu’à la date fatidique tout en essayant le plus possible de me projeter… Chose dont j’avais beaucoup de mal jusqu’alors.

Pendant ces dernières trois semaines de grossesse, j’ai enchaîné les rendez-vous avec mon sage-femme pour la préparation à l’accouchement et à la venue au monde de bébé, le test du Covid (on y coupe pas avant une opération mais comme j’ai pu vous le dire sur Insta, ça ne fait pas mal du tout!), la préparation des valises de maternité ainsi que des moments de détente pour me recentrer au maximum sur moi-même et éviter de succomber au stress.

Curieusement, moi qui suis une angoissée de la vie, je suis restée très sereine et je n’ai eu aucune crise d’angoisse, y compris la veille ou le jour J.

L’arrivée à la maternité

Mardi 18 Août, 14 heures… Il est temps de charger les valises dans la voiture et de partir à la maternité après avoir fait un gros câlin à Noisette, mon petit lapin et premier bébé!

Il va beaucoup me manquer mais c’est pour la bonne cause!

Arrivée à l’hôpital, je suis tout de suite prise en charge par les équipes de sage-femmes qui m’installent dans mon nouveau lieu de vie pour la presque semaine à venir. Le séjour est de cinq jours à compter de la césarienne.

Il y a tout le nécessaire pour s’occuper de bébé et, même si ce n’est pas le grand luxe, la chambre est confortable et agréable.

Avant de remplir les derniers papiers et de faire quelques examens de routine comme un monitoring et des analyses, je prends le temps de m’installer et de rendre cet endroit un peu moins impersonnel, histoire de m’y sentir bien.

Je passe la soirée avec mon chéri qui, par chance, est accepté à la maternité malgré le contexte sanitaire, et je me couche pas trop tard pour passer la dernière nuit avec mon gros ventre et être en forme pour la longue journée qui nous attend le lendemain.

Je ne peux pas dire que j’ai bien dormi cette nuit là mais j’ai pu profiter une dernière fois dans galipettes de mon fils dans mon ventre!

Le jour J

Mercredi 19 Août, 6h30… Une sage-femme vient me réveiller pour un dernier monitoring. Bébé s’active à l’intérieur, il doit sentir que quelque chose se prépare!

Je file à la douche pour ensuite revêtir ma plus belle tenue d’hôpital… Le tout en musique (l’album Futur Nostalgia de Dua Lipa, rien de tel!) pour éviter la montée de stress et faire régner la bonne humeur en ce jour si spécial.

Vers 8 heures, mon chéri arrive et nous attendons le brancardier qui va nous emmener au bloc.

J’avale un médicament dégueu pour éviter les nausées et c’est parti pour le grand voyage… Qui me parait littéralement interminable! Mais une fois de plus, la gentillesse du brancardier fait que je ne stresse pas outre mesure.

Arrivés à la porte du bloc, il est temps de faire un bisou à mon chéri qui va aller attendre en salle de naissance l’arrivée de notre fils pour lui donner les premiers soins. Malheureusement, du fait de l’opération, je ne pourrai pas y assister.

Ce point n’a pas été un problème pour moi car je me suis dit que j’avais eu notre bébé neuf mois rien que pour moi et que son papa pouvait prendre le relais et avoir son moment à lui le temps de la fin de l’intervention et de mon passage en salle de réveil.

Au bloc, on me transfère sur la table d’opération et on me couvre avec une couverture chauffante pour que je n’ai pas froid.

L’infirmière qui est déjà présente me pose la sonde urinaire (un moment pas très agréable, je dois l’avouer!) tandis que l’anesthésiste me pose le cathéter.

J’ai les bras mis légèrement en croix mais je ne suis pas attachée contrairement à ce que j’avais pu lire.

Ensuite, la chef anesthésiste arrive pour me faire la rachianesthésie (anesthésie qui se pratique dans le dos et endort toute la partie basse du corps). Là encore, malgré ce que j’avais pu lire ou entendre, je n’ai ressenti aucune douleur lors de la piqûre… Et je n’ai pas regardé l’aiguille pour ne pas m’effrayer inutilement!

A partir de ce moment, j’ai senti une chaleur envahir mon ventre et mes jambes et ensuite plein de fourmis qui sont venues engourdir mon corps.

Ce qui m’a fait légèrement paniquer c’est que j’avais toujours les sensations comme par exemple quand le gynéco m’a badigeonné le ventre de bétadine… Mais les anesthésistes m’ont rassurée en me disant que c’était tout à fait normal et que, par contre, je ne ressentirai pas la douleur.

Le champs opératoire a été dressé et les choses sérieuses ont pu commencer!.. Pendant que moi je faisais une légère chute de tension à cause de l’anesthésie (chose très fréquente apparemment).

Après avoir retiré la couverture chauffante qui me tenait trop chaud et mis un peu d’oxygène, en quelques minutes, j’allais déjà beaucoup mieux.

C’est à ce moment que j’ai entendu mon gynéco dire de manière très discrète « incision ». J’ai demandé aux anesthésistes si ça avait commencé et ils m’ont répondu que oui et qu’ils allaient me tenir au courant des étapes de l’intervention.

Quelques minutes plus tard, ils m’ont dit apercevoir des cheveux et en une fraction de seconde j’ai entendu la voix de mon petit Martin! 9h29, ce petit être qui m’avait donné tant de coup de pied était enfin en face de moi!

Croyez-moi ou non, prise dans l’action, je n’ai même pas pleuré (alors que là en écrivant ces lignes, je suis en larmes!)… Quand la sage-femme me l’a rapidement amené pour lui faire un petit bisou, j’ai juste pensé à vérifier que tout était bien là, bras, jambes, pieds… Ah! Il a exactement les mêmes mains que son père en version miniature!!!

Ma petite merveille était là et allait vite rejoindre son papa. Bonheur absolu!

J’ai ensuite attendu patiemment que le gynécologue termine la césarienne et qu’il me recouse. C’est clairement l’étape la plus longue mais vu comme ma cicatrice est réussie, je ne lui en veux pas!!! Et puis, toute l’équipe médicale était tellement adorable que je n’ai pas trop vu le temps passer.

Ensuite on m’a ramené mon fils pour un petit câlin avant que je parte en salle de réveil où j’ai dû patienter deux longues heures pour récupérer la totale motricité de mes jambes.

Une fois les signatures de l’anesthésiste et du gynéco recueillies (ils vérifient que tout va bien et qu’il n’y a pas de saignements anormaux par exemple), le brancardier est revenu me chercher et j’ai retrouvé mon mari et mon fils pour regagner notre chambre.

Descendus à deux à 8h30, nous remontions à trois vers 11h30… La magie de la vie!

L’après césarienne

Mon objectif pour cette césarienne programmée était de me lever le plus rapidement possible et de retrouver un maximum de mobilité pour une meilleure récupération (éviter la phlébite entre autre).

Je n’avais qu’une idée en tête: me lever et m’occuper de mon bébé.

Après en avoir discuté avec la sage-femme, nous avions convenu qu’elle viendrait m’aider à me mettre debout en fin de journée si tout allait bien et si je n’avais pas trop mal.

J’ai donc avalé une compote au goûter et j’ai commencé à bien me réhydrater pour éliminer les médicaments de l’anesthésie au plus vite.

Niveau douleur, c’était tout à fait supportable dans mon lit et pendant les soins donc je me suis dit que ça allait être jouable.

Nous avons passé la journée à nous reposer en famille pour nous remettre de nos émotions et à nous découvrir. Des moments inoubliables!

Vers 18 heures, comme je le voulais, j’ai pu faire quelques pas et aller à la salle de bain pour me laver les dents… Mon obsession depuis mon retour en chambre…

Je ne vais pas vous mentir, j’ai eu un peu mal mais une fois debout sur mes jambes, je me suis sentie mieux. Le plus difficile étaient les transitions du lit à la position verticale.

Mais bon, j’étais tellement motivée et heureuse que mon petit Martin soit là, avec nous, en parfaite santé, que je crois que ça m’a encore plus boostée!

Malgré tout, pour la nuit, ce sont les sage-femmes qui se sont occupées de bébé pour que je puisse récupérer et que je ne me fasse pas mal en le portant pour le nourrir ou le changer.

J’ai eu du mal à le laisser mais c’était tout de même plus raisonnable et elles me l’ont ramené vers 6 heures pour que je commence pleinement ma vie de Maman!

Le séjour à la maternité

 

Je suis donc restée en tout 6 jours à la maternité, six jours dans une bulle avec mon bébé. Six jours essentiels pour apprendre les rudiments mais aussi six jours où nous avons trouvé le temps très longs confinés dans la chambre…

Mes soins

Le jour de la césarienne et le lendemain, j’ai été surveillée régulièrement par les sage-femmes qui prenaient ma tension, ma température et vérifiaient mes saignements.

En parlant de saignements, je m’attendais à ce qu’ils soient très abondants et pas du tout. Le flux a toujours été modéré, voir faible au bout de cinq à six jours et j’ai eu de petites pertes pendant environ quinze jours de manière irrégulière.

Niveau médicaments, j’ai réussi à gérer la douleur en ne prenant que du Paracétamol. Par contre, j’ai eu droit à une piqûre journalière d’anti-coagulants associée au port des bas de contentions pendant trois semaines toujours en prévention de la phlébite… Joie!

Autre petite particularité de ce séjour, pour les premiers repas, pendant deux jours environs, j’ai dû manger « léger »… Ce qui signifie en langage hospitalier du bouillon, du jambon blanc et des légumes… Pour relancer mon transit. Glamour toujours!

En effet, pendant la césarienne, les intestins sont un peu malmenés, ce qui a tendance à ralentir, voir stopper le transit.

Le retour des gaz (glamour encore et toujours!) est attendu pour pouvoir remanger normalement et, conseil d’amie, boire de l’Hépar aide aussi beaucoup!

Concernant la fatigue, je dois dire que ça a été. Je me suis sentie fatiguée le jour de la césarienne et ensuite quand bébé réclamait toute mon attention les premières nuits mais je m’attendais à pire… Surtout que j’ai une petite carence en fer que je traite avec un régime à base de viande rouge et de lentilles.

Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir gardé une activité tout au long de ma grossesse et de m’être préparée à la césarienne mais, malgré l’opération, je me sens plutôt en bonne forme!

Les soins de bébé

Etant totalement novice en matière de bébé, et mon mari aussi, nous étions bien contents d’être entourés par les équipes de soignants à la maternité.

Les sage-femmes et puéricultrices ont été adorables et nous ont montré tout ce qu’il y avait à faire pour prendre soin de bébé.

Nous avons vu comment donner le bain, donner un biberon, faire faire le rot, changer une couche…

Vraiment, je me sens chanceuse d’avoir été aussi bien épaulée et traitée avec autant de bienveillance!

Mon ressenti sur la césarienne programmée

Pour conclure ce long billet que j’ai voulu détailler un maximum, je voulais vous parler de mon ressenti au sujet de la césarienne programmée.

Lorsque je me suis renseignée en ligne, j’ai trouvé bon nombres de témoignages négatifs disant qu’une césarienne n’était pas un vrai accouchement, que la maman avait plus de mal à créer un lien avec son enfant… et je souhaitais inverser cette tendance.

Je sais que souvent les gens viennent sur internet pour partager de mauvaises choses et moi je voulais tout au contraire partager avec vous une expérience positive vécue avec beaucoup de bonheur.

Pour moi, il n’y a pas à se dévaloriser d’avoir donné la vie par césarienne.

Voie basse ou césarienne, l’essentiel est de donner la vie dans les meilleures conditions n’est-ce pas?

Certaines femmes vont avoir à pousser, d’autres à se remettre d’une opération… Chaque femme est différente, chaque grossesse est différente et chaque accouchement est différent… Mais au bout du compte, la santé du bébé et de la maman passent avant tout!

Aujourd’hui, je porte avec fierté ma jolie cicatrice (qui est d’ailleurs quasiment invisible à peine trois semaines post partum sans avoir rien eu à faire de particulier) qui me rappelle tous les jours la naissance de mon petit Martin.

Alors si vous aussi vous devez avoir recours à une césarienne programmée, ne soyez pas triste ou déçue.

Envisagez cet accouchement comme un magnifique moment et tout se passera bien!

 

Voilà pour mon expérience à propos de la césarienne programmée.

Si vous avez des questions auxquelles je n’ai pas répondu dans cet article, n’hésitez pas à me les poser en commentaire ou message privé. Je serai ravie d’y répondre.

Je vous souhaite une excellente journée et moi je file m’occuper de mon fils!

A très vite!

 

 

 

By Vanessa, 7 septembre 2020
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