S’il y a une chose que j’ai réalisée pendant cette période de confinement, c’est ma surconsommation de mode… Je savais que j’étais addict aux fringues et aux chaussures (surtout aux chaussures…), mais étant donné que j’effectue un tri régulier de mes placards, je ne m’étais jamais pris en pleine face ce tas de chiffons accumulés…

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Mode

Stop à la surconsommation de mode: mon défi

S’il y a une chose que j’ai réalisée pendant cette période de confinement, c’est ma surconsommation de mode… Je savais que j’étais addict aux fringues et aux chaussures (surtout aux chaussures…), mais étant donné que j’effectue un tri régulier de mes placards, je ne m’étais jamais pris en pleine face ce tas de chiffons accumulés et surtout qui dormait dans mon dressing.

Pourquoi m’en rendre compte aujourd’hui plutôt qu’avant?

Tout simplement parce que depuis le début de ma grossesse, avec la fatigue intense, je n’avais plus pris le temps de trier et de vider régulièrement mes placards pour donner ou mettre en vente les pièces inutiles sur Vinted comme je le fais habituellement au moins une fois tous les quinze jours… C’est vrai que cette régularité aurait dû me mettre la puce à l’oreille bien avant…

Sauf que… Ayant une tendance à « collectionner » et avec l’avènement des « fashion gurus » sur Instagram et Youtube qui nous exposent leurs dressings remplis de pièces diverses et variées, je suis petit à petit tombée dans une spirale infernale qui m’a fait entasser et dépenser bien plus que de raison… et de besoin!

Surconsommation de mode: l’état des lieux

Confinement oblige, il faut bien trouver des activités pour passer le temps. C’est donc ce qui m’a conduite à me motiver pour vider l’intégralité de mon dressing pour tout essayer et faire un tri co-lo-ssal… Je n’en pouvais plus de ne plus savoir quoi mettre le matin tellement il y avait de pièces dont j’avais même oublié l’existence… Pour au final toujours enfiler le même jean et le même tshirt!

Je ne sais pas si c’est le fait d’attendre un bébé, de vieillir ou simplement de prendre conscience de la réalité des choses mais depuis quelques mois, et comme j’avais pu vous l’expliquer pour les produits de beauté, je n’ai plus envie de posséder un millier de choses, juste histoire de les posséder… You know what I mean?

J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai tout vidé pour voir, vraiment voir tout ce que contenaient mes placards…

Bilan des opérations: plus de 160 paires de chaussures, une vingtaine de manteaux, des pantalons, tshirts, pulls, blazers, robes, jupes… A n’en plus finir… Et tout ça pour quoi? Pour, comme je vous le disais plus haut, ne porter en réalité qu’une dizaine de pièces à tour de rôle…

Vous imaginez tout cet argent littéralement jeté par les fenêtres et dépensé inutilement? Rien que d’y penser, ça me fait froid dans le dos, et je reviendrai sur ce point un peu plus tard.

Bref, un peu à la Marie Kondo (mais en mois rigide), j’ai pris chaque pièce, je l’ai essayée (déjà pour voir si mon bidon entrait encore dedans mais surtout pour savoir si oui ou non j’aurais envie de la remettre après ma grossesse), j’ai regardé les associations que je pouvais faire avec d’autres pièces pour créer plusieurs looks et j’ai fait trois piles: A garder, à vendre ou donner et à jeter pour ce qui était troué, abîmé ou trop usé.

J’ai mis presque trois jours à tout passer en revue mais au final, qu’est-ce que je me sens mieux avec des placards qui respirent!

C’est comme si je respirais mieux à mon tour… La magie du rangement comme dirait Marie!

Enfin, tout ceci m’a fait prendre conscience de mon « addiction » et m’a posé la question de « comment j’en suis arrivée là? ».

Docteur, j’ai un problème?

N’ayons pas peur des mots et d’affronter la réalité en face… J‘ai eu une réelle addiction à la mode et à tout ce qui en découle.

Pourquoi je parle au passé? Tout simplement parce que maintenant, je peux rester une journée complète (ça se compte même en semaine à présent) sans rien acheter du tout.

Et oui, je l’avoue, fut un temps, il ne se passait pas un jour sans que je parte faire du shopping pendant ma pause déjeuner ou que je commande en ligne et que j’achète tout et n’importe quoi… Alors que je n’en avais pas un besoin fondamental, et ceci compte en banque rempli ou non…

J’étais un vrai « panier percé » et je dépensais quasiment sans compter jusqu’à ce que mon appli bancaire vire au rouge flamboyant…

Pathétique me direz-vous… Et je ne vous contredirais pas!

Mais je ne sais pas, sur le moment, je ressentais le besoin de posséder une pièce supplémentaire (même si c’était un énième tshirt que j’avais déjà en plusieurs exemplaires presque identiques dans mon placard).

Je voyais une pièce dans un haul ou sur Instagram et il me la fallait… Je la voulais pour la présenter à mon tour dans un look, même si je n’aurais plus l’occasion de la porter ensuite…

En y repensant, cette dépendance, je me la suis créée de deux façons:

  • la première comme un doudou qu’on donnerait à un enfant: j’étais malheureuse ou mal dans ma peau, je me réconfortais avec une nouvelle paire de chaussures ou un vêtement
  • la seconde à cause du blog et de mon image: je voulais constamment LA pièce à la mode ou qui ferait la différence pour être quelque part « reconnue » et acceptée dans le milieu

En quelque sorte, je faisais du « shopping thérapie »… Mais à part perdre des milliers d’euros et faire moins de mal à mon corps que ce que j’avais pu lui faire auparavant, ça ne solutionnait pas mes problèmes!

Tout cela pour conclure que oui, cette surconsommation de mode était bien une addiction et qu’après en avoir pris conscience et avoir travaillé sur moi pour résoudre mes soucis, aujourd’hui, ça va beaucoup mieux!

Surconsommation de mode: ma transition vers le seconde main

En plus de ces prises de conscience sur la dépendance « mentale » que j’avais envers la mode et ses futilités, il y a environ un an maintenant, j’avais déjà amorcé le changement en privilégiant une consommation plus responsable et en m’orientant vers le seconde main (voir mes articles sur Vinted et les boutiques en ligne Joli Closet et Patatam en cliquant sur les liens).

Sauf que pour moi, cette orientation a commencé à être un cercle vicieux aussi…

Je m’explique.

Prenons l’exemple de Vinted.

Je mettais en vente des articles, certes, mais en achetais tout autant, voir plus étant donné que les prix affichés étaient beaucoup plus bas qu’en boutique.

Ce qui m’a conduite à récupérer certains jours au point relais cinq ou six colis… Rien que ça!

C’est un jour en regardant le montant mensuel de mes achats que j’ai pris peur… Presque 400 euros dépensés… Encore plus que ce que j’aurais dépensé en allant en boutique… Mais vous voyez, 16 euros par ci, 12 euros par là… Ce n’est pas cher alors on commande… Et à la fin c’est 400 euros qui se sont envolés et tout ça pour quoi? Pour être contente quelques heures et passer à un autre « besoin vital »!

Je me suis donc raisonnée et je me suis dit que pour être plus « raisonnable » je n’allais m’autoriser des achats sur Vinted qu’avec le montant de mon porte-monnaie virtuel… Fini les compléments avec Paypal!!!

Ma consommation a été freinée naturellement et je me suis « désintoxiquée » de cette manière, lentement mais surement et aujourd’hui, je fais même des virements sur mon compte bancaire avec mes ventes… Et c’est bien plus satisfaisant!

surconsommation de mode

Pourquoi décider de moins consommer?

Vous allez me dire en lisant cette article « Ok la surconsommation de mode, c’est ton problème mais qu’est-ce qu’on en a à faire?« …

J’avais besoin de partager avec vous ma propre expérience qui est certes un peu « extrême » pour certains mais qui, ramenée à une moindre échelle pose la question du « pourquoi moins consommer? ».

Comme je vous l’ai dit précédemment, ma surconsommation de mode était due principalement à un besoin de me réconforter, à un besoin de créer du contenu pour mon blog et mes réseaux et pour finir à une dépendance à la « collection ».

Pourquoi j’ai voulu arrêter le carnage?

  1. Je me suis sentie « étouffée » par tout ce que je possédais
  2. J’ai voulu remettre à flot mes finances et arrêter de dépenser à tort et à travers
  3. Je ne voulais plus dépendre de la mode pour me sentir heureuse
  4. J’ai voulu réduire mon impact écologique, parce que l’industrie de la mode est une des plus polluante pour la planète au cas où vous ne le sauriez pas… Et ça me désole de polluer pour avoir une pièce qui sera démodée la saison prochaine

Surconsommation de mode: mon défi

Après avoir réalisé l’ampleur de tout ce que je possédais, trié une bonne fois pour toute et rangé toutes mes affaires à nouveau dans mes placards, j’ai décidé quelque chose qui pour moi va être un défi de taille.

En effet, même si aujourd’hui je suis capable de me maîtriser et de ne plus cliquer sur « procéder au paiement » plus rapidement que mon ombre, j’aime toujours la mode et j’ai encore envie de suivre les tendances et d’affirmer mon style…

Mais bon, avec tout ce que j’ai dans mon dressing et ce que je reçois régulièrement des marques avec qui je travaille, je peux largement tenir sans succomber à la tentation tout en restant stylée (bien entendu, les quelques vêtements de grossesse que j’ai dû acheter ne comptent pas, c’était plus que nécessaire!).

C’est pourquoi, je me suis dit que pour marquer le coup de ma « guérison », j’allais me lancer le défi de ne pas acheter une paire de chaussures jusqu’à l’automne… Voir plus parce que, honnêtement, avec les 70 paires conservées lors de mon tri, je pense que je peux raisonnablement tenir au moins deux ans sans achat… Mais un petit plaisir de temps en temps, ça ne fait pas de mal quand même!

Je sais que ce défi va être compliqué à réaliser mais je pense qu’avec l’arrivée du bébé et tout ce que cela va engendrer, je vais réussir à tenir bon et je compte sur vous pour m’y aider.

 

Voilà pour ce billet sur ma surconsommation de mode. J’espère qu’il vous aura plu et peut être aidé à prendre conscience que parfois, on fait des excès de shopping mais pas pour les bonnes raisons.

N’hésitez pas à partager vos propres expériences en commentaire, c’est toujours un plaisir d’échanger avec vous en commentaire.

Je vous souhaite une excellente journée et je vous dis à très vite pour un nouveau billet,

XXX

By Vanessa, 23 avril 2020
  • 6
6 Comments
  • Rock Lemon
    25 avril 2020

    Ton article m’a vraiment parlé ! Cela fait maintenant plus d’un an que je ne me suis pas acheté de vêtement « essentiel » en boutique. Par essentiel j’entends sous vêtements, chaussures et accessoires. J’ai fait des études de mode et en licence ma soutenance portée sur la fast fashion et ça m’a pas mal ouvert les yeux sur l’économie de la mode et naturellement j’ai commencé à me tournée vers le hand made, le seconde main et les marques made in France… C’est une façon de consommer tout autres mais qui est beaucoup plus responsable, se coudre un vêtement c’est plus cher et a prend plus de temps que d’aller l’acheter donc on réfléchis bien à ce que l’ont veut se coudre. Chinner en frip ça prend généralement plus de temps et acheter un jean chez une marque de slow fashion, c’est toujours un peu plus cher. Donc finalement tu réfléchis bien plus à tes achats … Continue sur cette belle lancée 🙂

    • Choup-050315
      19 mai 2020

      Ravie que cet article t’ait plu! Et pour info, je tiens toujours bon!

  • véronique
    26 avril 2020

    bonjour vanessa ,

    merci beaucoup pour cette article que j ai trouvé très intéressant
    j avoue avoir été très addictive aussi ,pas à une fréquence journalière mais il ne se passait pas une semaine sans aller dans ma boutique fétiche et craquer
    depuis quelques mois j essaye de réagir différemment mais c est difficile ..
    je me rends compte que j ai accumulé pas mal de chiffons ,dépensé trop d argent , et que je m empêche de faire d autres choses que j aimerais faire à cause de cette fièvre acheteuse , surtout pour au final me lasser assez facilement ne pas « user » et avoir très vite envie de faire de nouveaux achats
    je suis déjà consciente c est une bonne chose !
    avec la situation actuelle nous sommes plus contraints et ce n est pas plus mal ! j aimerais vraiment guérir de ça et avoir un rapport différent avec la mode ,ce n est pas gagné mais j y travaille ! belle journée

  • Thérèse Diaz
    2 mai 2020

    Bonjour,
    Intéressant et surtout compréhensif cette article.
    Bien avant le confinement j’ai commencé à prendre conscience de ce gâchis, gaspillage etc..
    Trop de veste, de shoes etc…. Tout ça pour que ça prenne la poussière.. Bref moi aussi j’ai un compte Vinted et franchement je pensais pas que des personnes achètent autant… J’ai pu me débarrasser de pleins de choses et ce n’est pas pour l’argent mais pour vider mes placards car je n’ai plus de places, je m’en sortais, tjrs cherché un truc que je trouvais pas de suite et ça, ça fait chier…. Bref mnt je n’achète plus rien, je ne craque plus sauf dernièrement achats de survêt pour mon confort et ils sont pas mal… Lol sinon moi c’est les sneakers qui me craquer… Encore merci pour cet article. On va s’en sortir…

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Hello! Vanessa, 36 ans, Auxerre
Complètement dingue de mode et de beauté, mais pas que... Bienvenue sur mon blog où règnent les ondes positives!
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